blois est belle, sous la pluie. les embrûns de la ville et de la loire, les effluves des cafés et la fine pluie qui balaie mon visage... tout est beau. même le monde. le monde pressé ; une mer de parapluies sombres protégeant des mines toutes aussi sombres et sinistres. mais j'aime à les regarder vivre, au rythme pressé du monde qui file à reculons. nana est là. sa présence est rassurante ; surprenante, mais rassurante ! et mon amie d'enfance, aussi, qui s'assoie à ma table... un café noir, et deux amies, et la pluie au-dehors. tout pour que j'aille mieux, et pourtant... au final, je vais bien. elles sont parties, mais leur joie est restée. je vais bientôt aller au théâtre, mais le coeur n'y est pas. j'ai juste envie de marcher sous la pluie ; marcher, marcher, jusqu'à ne plus pouvoir avancer. ; ivre de vie. l'anglais chantant de nana force le sourire. elle a cette façon bien à elle de briser le silence. ici, je suis bien. pas chez moi, pas à l'internat, pas en cours ; ici... plus de café noir et plus de peine ; mais je reviendrai, demain !
le théâtre non plus, n'était pas passionnant. mais blois, la nuit, s'est avérée magnifique ! belle de nuit, comme de jour, mais toujours sous la pluie... enfermée de nouveau, je compte les heures qui me séparent de la rue, de la loire, du café ; en bref, de la vie... j'ai envie de pleurer.
pourquoi ? dieu seul le sait ; en gros, je ne saurai jamais. elle y est peut-être pour quelque chose, mais j'en doute. le problème vient de moi.
moi qui n'arrice plus à respirer, moi qui pleure sans raisons aucunes. moi, moi, moi ; rien que moi ! mon égocentrisme me perdra.
il me reste trop de choses à écrire, je ne peux pas mourir. dommage...
salutations, ael