Fin d'une vaste illusion

Fin d'une vaste illusion
Encore s'offir en vain,
Et s'exposer encore !
Un nouveau lendemain
Qui occulte l'Aurore...
A quoi mène ma vie ?
Où mènent nos chemins ?
Je t'appelle, tu t'enfuis,
Où va notre destin ?
Dans le brouillard, tu erres,
Et me noie avec toi.
Tu dessines tes chimères,
Et te guide à leurs voix...
Je suis là, impuissante,
spectatrice du pire,
Ma chute arrive, lente :
Mais oserai-je m'enfuir ?

# Posted on Monday, 10 March 2008 at 12:53 PM

Il pleut dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.

Il pleut dans mon coeur, comme il pleut sur la ville.
blois est belle, sous la pluie. les embrûns de la ville et de la loire, les effluves des cafés et la fine pluie qui balaie mon visage... tout est beau. même le monde. le monde pressé ; une mer de parapluies sombres protégeant des mines toutes aussi sombres et sinistres. mais j'aime à les regarder vivre, au rythme pressé du monde qui file à reculons. nana est là. sa présence est rassurante ; surprenante, mais rassurante ! et mon amie d'enfance, aussi, qui s'assoie à ma table... un café noir, et deux amies, et la pluie au-dehors. tout pour que j'aille mieux, et pourtant... au final, je vais bien. elles sont parties, mais leur joie est restée. je vais bientôt aller au théâtre, mais le coeur n'y est pas. j'ai juste envie de marcher sous la pluie ; marcher, marcher, jusqu'à ne plus pouvoir avancer. ; ivre de vie. l'anglais chantant de nana force le sourire. elle a cette façon bien à elle de briser le silence. ici, je suis bien. pas chez moi, pas à l'internat, pas en cours ; ici... plus de café noir et plus de peine ; mais je reviendrai, demain !
le théâtre non plus, n'était pas passionnant. mais blois, la nuit, s'est avérée magnifique ! belle de nuit, comme de jour, mais toujours sous la pluie... enfermée de nouveau, je compte les heures qui me séparent de la rue, de la loire, du café ; en bref, de la vie... j'ai envie de pleurer.
pourquoi ? dieu seul le sait ; en gros, je ne saurai jamais. elle y est peut-être pour quelque chose, mais j'en doute. le problème vient de moi.
moi qui n'arrice plus à respirer, moi qui pleure sans raisons aucunes. moi, moi, moi ; rien que moi ! mon égocentrisme me perdra.
il me reste trop de choses à écrire, je ne peux pas mourir. dommage...

salutations, ael

# Posted on Monday, 10 March 2008 at 12:41 PM

savoir survivre ( à bubble et à serenity...)

savoir survivre ( à bubble et à serenity...)
je cours, droit devant, ne pas m'arrêter ! sans but. a la recherche de mon soleil noir, sûrement...
un poids au coeur m'attache. une chaîne d'argent, solide, maintient mon âme aux portes de la fin... et toujours, je cours, je ne peux m'arrêter, jamais !
j'ai faim de vent et de vitesse,
j'ai faim de ta brutale tendresse,
j'ai faim de tout, de nous !essouflée, je me stoppe net, tombe à genoux, face contre sol. j'avale la poussière, mais je ne bouge plus. et je meurs, je suis morte et enterrée de ne plus pouvoir esquisser le moindre geste...
je me repasse, en boucle, les derniers instants de ce monde qui m'entoure... de ce monde qui avance à reculons. c'est l'univers qui fait marche arrière, et c'est moi qui bascule ! j'aimerai courir encore. avancer, c'est savoir survivre ; et je ne sais plus rien.

salutations, ael

# Posted on Friday, 07 March 2008 at 9:21 AM

car voici le retour, de mes tristes jours...

car voici le retour, de mes tristes jours...
il pleuvait dans mon coeur, mais les contes du vent, y ont déposé les graines d'histoires à venir. et maintenant, mon jardin d'eden est un parc, peuplé d'arbres gigantesques, imposants, effrayants, sur lesquels les gouttes s'abattent comme des fins tragiques. l'ivresse publique, donne au morne monde de l'hiver, les couleurs d'un timide printemps. viendront à naître, le désir et la haine, creusant leurs plaies dans mon coeur, au plus profond de la misère sentimentale qui m'étreint. tels des bourgeons fragiles, ils apporteront le vert de l'espoir à mon âme grisonnante.

# Posted on Friday, 07 March 2008 at 9:18 AM

il ne reste plus rien...

il ne reste plus rien...
il n'y a plus de coeur.
il n'y a plus d'âme non plus.
il est parti, le bonheur,
moi je ne l'ai jamais connu...
il est mort le désir,
elle s'en va mon envie,
reste une mort à mourir,
reste à vivre une vie...
mais la mort ne danse plus,
ma vie à finit par s'enrouer,
si jamais j'avais su,
je ne serais pas restée...
il ne reste plus rien,
plus de destin,
car j'ai ouvert mes mains,
pour que s'envolent mes lendemains.
il n'y a plus d'esprit.
il n'y a plus d'amour non plus.
ne reste plus qu'une vie,
et mes frères déçus...
je me dégoutes, mais je ne peux rien faire de mieux,
qu'attendre des jours plus heureux...

# Posted on Thursday, 06 March 2008 at 3:04 PM